Stéphane Allix, qu’y a t-il après la vie?

Voici un premier portrait chargé d’humilité et de bienveillance pour inaugurer notre rubrique « Ces gens qui nous veulent du bien ».
BEGIN Mag a rencontré Stéphane Allix , journaliste, fondateur de l’INREES (Institut de Recherche sur les Expériences Extraordinaires) et du magazine « Inexploré ». Auteur du best-seller « Le test, une expérience inouïe : la preuve de l’après-vie ? » aux éditions Albin Michel, il a accepté de nous parler de lui, de ses aspirations et ses motivations, un peu, beaucoup et avec passion.

Stéphane Allix est une personne rare. Au commencement, « un instinctif, un intuitif qui s’ignore », il est de ceux qui transforment une vie. La leur. De son expérience, ses peines et ses déceptions, ses joies et ses interrogations, ses espoirs et ses apprentissages, il a fait un témoignage à cœur ouvert. Derrière la sagesse et la douceur de cet homme en perpétuel questionnement, on sent la fragilité du premier départ dans la vie. Un démarrage à toute vitesse, un certain besoin d’en découdre, une image presque violente de l’existence, tout en sachant pertinemment que cette fuite en avant a une fin. En l’occurence, une fin qui ressemble plutôt à un début pour lui.

Stéphane aime naviguer entre les extrêmes : animé d’une grande générosité dans son désir fou de vérité, il se pare aussi d’une légitime pudeur et d’une sincère humilité.

Tout ceci se retrouve dans ses ouvrages et son action. Car c’est en agissant qu’il souhaite changer le monde. Et en bon journaliste d’investigation, il excelle lorsqu’il explore, que ce soit un territoire ou l’être humain. Sa soif de savoir, de voir, d’aller plus loin, d’enquêter, d’apprendre mais avant tout, d’expérimenter et de transmettre, est inextinguible..


La mort, une école de la vie

1988StALLIX_AfghanistanIl quitte l’école tôt, trop au goût de ses professeurs, mais le désir d’aventure lui est chevillé au corps et c’est à 19 ans qu’il part pour l’Afghanistan. Il veut savoir ce qui se passe là-bas. Attiré par l’aridité de la violence des hommes et des paysages, guidé par la force et l’impétuosité de la jeunesse, il traque la conscience des hommes sur plusieurs champs de bataille dans le monde. L’expérience est fondatrice, et ça n’est que le début.

Au fur et à mesure de ses voyages et enquêtes, Stéphane devient l’un des spécialistes français de l’Afghanistan. Mais en 2001 sur cette terre, il perd son frère sous ses yeux. Il y aura un avant et un après cet accident. La mort qu’il côtoyait chaque jour fait désormais partie de la famille. La recherche de vérité va peu à peu se déplacer du champ de bataille à celui de la vie et de la science, avec cette trame commune : la mort. Non pas pourquoi ni comment, mais qui est-elle vraiment ? Une fin ? Un passage ? Une mutation ? Un début, peut-être ?

Lorsqu’on écoute Stéphane Allix, son absolue nécessité de connaître les choses de l’intérieur résonne complètement en nous. Il a fait de cette démarche empirique sa marque de fabrique parce qu’il est ainsi. La création de l’INREES en 2007 va lui offrir le cadre pour approfondir l’étude des disciplines conventionnelles, de la connaissance traditionnelle et des phénomènes inexpliqués. C’est ce qui lui permet depuis plusieurs années, d’être suivi et encouragé par les scientifiques et le grand public dans ses expériences extraordinaires, à la recherche des énergies invisibles, des ovnis ou encore de l’âme des défunts.

La vie de reporter sur le terrain a permis à Stéphane d’être un homme ancré dans le réel. Et ce qui se révèle comme une fascination pour la mort, fait de lui une personne particulièrement sensible et spirituelle. C’est en intégrant cette dimension qu’il est le plus à l’écoute de lui-même et du monde qui l’entoure.

Ce qui frappe chez lui, c’est cette barrière entre la vie et la mort qui semble s’être évanouie, en particulier depuis l’écriture de son dernier ouvrage. Il n’y a ni peur, ni appréhension, ni sympathie avec la mort, juste une relation normale entre deux états d’être.


Y a t-il une vie après la mort ?

Dans les initiations chamaniques d’Amérique du Sud, Stéphane et son épouse Natacha connaissent les expériences de transcendance les plus inédites. Il nous explique comment « la technique chamanique permet d’accéder à des parties inconscientes de soi et de découvrir ce monde intérieur. Elle développe la capacité de chacun à aller vers sa propre connaissance. » C’est ainsi qu’elle nous rapproche du monde des défunts.*

La question de l’après-vie semble être la recherche de toute une vie pour cet homme qui dépasse la dimension terrestre dans sa communication avec l’au-delà. Son dernier ouvrage, Le test, est une expérience inédite. De questions métaphysiques en discussions familiales, Stéphane décide à la mort de son père de faire passer un test à six médiums : découvriront-ils au travers de la communication avec le défunt, la nature des objets cachés dans son cercueil dont seul Stéphane connaît l’existence? Nous vous laissons libres d’évaluer le résultat de l’enquête à la lecture de ce livre inspirant.

new-brighton-1239724_960_720
Au travers de cette enquête, Stéphane nous fait toucher du doigt le monde fascinant de la médiumnité de l’intérieur. Nous pensons souvent à tort que les médiums peuvent être des personnages illuminés ou proches de la sorcellerie. Bien entendu, certains dans la profession peuvent se révéler être des charlatans. Mais ceux dont nous parlons ici sont des hommes et des femmes qui ont développé des capacités de clairvoyance et de communication avec le monde subtil (capacités dont nous pouvons tous faire usage) bien au-delà du commun des mortels (!). Ce don, loin d’être une qualité simple à gérer, leur est donné afin d’aider les autres. L’éthique, le respect et la rigueur sont les garde-fous de la profession.

Ce livre est aussi rassurant pour toutes celles et ceux qui ont peur de la mort, s’interrogent sur la question de la vie « après » ou sur la façon d’entrer en contact avec ceux qui nous ont quitté. D’abord parce qu’il n’y a rien de dangereux ou sombre. C’est au contraire du côté de la lumière qu’il faut regarder.

« J’ai réalisé que le monde des morts est simple, c’est souvent du fantasme alors que ce monde n’est pas effrayant », nous rappelle Stéphane.

Ensuite parce que nous ne sommes jamais seuls : les témoignages de médiums et de personnes ayant vécu des expériences de mort imminente sont unanimes sur la présence de guides à nos côtés. La vie terrestre semble n’être que la partie émergée de l’iceberg. Comme le rappelle Antoine de Saint-Exupéry dans « Le Petit Prince » : « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux. »

Comme il paraît simple à la lecture du livre d’imaginer nos ancêtres flottant dans l’air autour de nous, nous envoyant des petits signes, qui une lumière s’allumant et s’éteignant anormalement, qui le son d’une clochette, qui un parfum connu. Comme il est doux de penser que le passage entre la vie et la mort peut se faire dans la sérénité et la joie, notamment celle d’être accueillis par ceux que l’on a aimés dans sa vie. Comme il est tentant de se laisser surprendre par ce « royaume des morts » qui ne le sont pas vraiment. C’est fou comme le sujet de la fin de vie peut être tabou pour les mortels que nous sommes. Et il est encore plus fou de réaliser que lorsqu’on commence à en parler, bien entendu les croyances des uns et des autres divergent, mais surtout beaucoup de nos proches ont déjà fait l’expérience de communiquer d’une façon ou d’une autre avec leurs défunts.


Et
les vivants dans tout ça ?

150831steph-allix011pttCe qui fait avant tout le lien entre les deux mondes et paraît certain à Stéphane, c’est le fait que « notre capacité d’évolution dans l’au-delà est grandement liée à notre capacité à vivre dans le réel ». D’après Stéphane, « le début de notre relation au monde subtil se fait par les signes. Il est important lorsque arrive ce moment de travailler sur son propre discernement. Qui plus est, nous pouvons développer avec les défunts une relation quasi similaire à celle que l’on avait du temps de leur vivant. Et le deuil peut aussi être l’occasion d’établir une relation différente avec la personne partie. »

Stéphane a aussi à coeur de rappeler que si l’on souhaite entrer en contact avec les défunts, il est important de le faire avec respect pour eux. Il ne faut pas croire que parce qu’ils appartiennent à un monde plus vaste et à la connaissance plus large, ils savent tout sur tout. Même s’ils peuvent parfois nous guider ou nous aider à prendre une décision, cela peut se révéler contre-productif. Notamment parce qu’ils n’ont pas que cela à faire! Ils ont finalement eux aussi une vie « là-haut » et il semblerait que les accaparer « ici-bas » peut les freiner dans leur évolution.

Au cours de ses entretiens et contacts avec les lecteurs, Stéphane a constaté que son ouvrage offrait une forme de cadre permettant de mieux vivre le départ d’une personne et le deuil qui suit. C’est ainsi que dans un prochain ouvrage avec son ami psychiatre et psychothérapeute Christophe Fauré, spécialisé dans les accompagnements des ruptures de vie, il proposera un guide de la fin de vie pour accompagner celles et ceux qui ont besoin d’être encadrés dans ce processus.

Enfin, Stéphane revient sur un point important : notre vie doit servir à réparer nos traumatismes et nos erreurs, et si nous tirons les enseignements de chaque expérience et continuons d’apprendre, non seulement notre vie actuelle a des chances de s’améliorer, mais notre évolution dans le monde subtil pourrait bien aussi être prometteuse.

Quoi de plus beau que de mourir guéri ?


* Si vous souhaitez en savoir plus sur le chamanisme, partez à la découverte des récits de Castaneda et de son apprentissage auprès du chamane Don Juan Matus.

.

9782226319081gLe test, une expérience inouïe : la preuve de l’après-vie ? » aux éditions Albin Michel
A la mort de son père, Stéphane Allix décide de faire passer un test à six médiums. Au moment de fermer le cercueil, seul avec son père, Stéphane lui explique la nature des objets qu’il cache dans celui-ci. Son père a pour mission de transmettre ces informations aux médiums.
Stéphane n’a parlé à personne, pas même à sa femme, de cette expérience. Les médiums contactés environ 18 mois après cet épisode ne bénéficient d’aucune information, ne savent pas qu’ils participent à un test ni même que le défunt est le père de leur client.
Réussiront-ils à entrer en communication avec le défunt afin que celui-ci leur révèle ce que Stéphane attend? Le livre retranscrit fidèlement les entretiens avec les six médiums. A vous de découvrir s’ils ont passé le test avec succès.

Retrouvez Stéphane Allix et Christophe Fauré pour une conférence exceptionnelle organisée par le magazine Psychologies le 21 avril à 20h30, à l’Espace Reuilly, Paris 12e.
Pour les autres dates et lieux de conférence près de chez vous, consultez la page de l’INREES.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *