Tisser, quel beau métier!

Sandrine Demas est à la tête de l’éditeur de tapis contemporains DIACASAN. La marque promeut régulièrement des artistes dans ses collections et fait la part belle aux couleurs chatoyantes, aux matières nobles et à l’artisanat. BEGIN Mag a rencontré pour vous sa conceptrice lors d’une interview.

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BM :
Vous avez effectué au printemps 2015 un périple en Asie. Qu’y avez-vous trouvé ?
SD :
Diacasan a 14 ans, l’âge de la puberté : nous entrons dans une nouvelle dynamique. Pour cela, je souhaite réactualiser et renouveler notre offre car il est important de remettre en cause ce qui existe. Visiter régulièrement mes fournisseurs indiens, népalais et thaïlandais, voire en découvrir de nouveaux, est essentiel à l’évolution de nos collections.
Chez ces artisans-fabricants, je trouve à la fois une technique, un savoir-faire et l’inspiration. D’Asie, nous rapportons des couleurs (exceptionnelles chez les thaïlandais!), du dynamisme, du mouvement, mais aussi des senteurs et de la sérénité. Il y a une sorte d’apaisement émotionnel à ne jamais se sentir agressé par ces émotions-là. Nous sommes disponibles et perméables.

 

POINT de CROIX Alnoor.

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BM : Quels sont les différents métiers de Diacasan ?
SD :
C’est avant tout l’édition de tapis. Nous rencontrons des produits, des designers, des artistes et des stylistes puis nous élaborons un projet. C’est comme un éditeur littéraire. La première condition, c’est « l’amour partagé de la belle expression » et de se sentir en affinité. Sinon ça ne marche pas. C’est à chaque fois une histoire, y compris avec les fournisseurs.
Nous sommes dans un métier d’artisan, les techniques de fabrication étant les mêmes qu’au 16e ou 17e siècle. C’est ce qui fait que chaque tapis est unique. C’est en quelque sorte la suite de l’Histoire.
Nous accompagnons aussi les architectes dans leurs projets et leurs propres créations. Ils dessinent et on réalise. Et enfin les particuliers et les décorateurs en France et partout ailleurs dans le monde. La dimension de notre entreprise nous donne une belle agilité.

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Danaus_1@-bd

BM : Quelle est la place de l’art chez Diacasan ?
SD :
Ce sont les artistes qui viennent à nous, comme l’artiste plasticien Jean-Paul Espinosa ou Alnoor par exemple, qui lui, vient de l’univers de la parfumerie et de la joaillerie. L’automne dernier, nous avons lancé une collection proposée par une designer marocaine : « La Métisse ». Nous avons eu un bon feeling et c’est la première fois que nous travaillons avec le Maroc, qui plus est en commerce équitable et avec un artisanat uniquement féminin. C’est très enthousiasmant et nouveau pour nous.

 

Website : diacasan-edition.com
Showroom : 16, rue Cardinet, Paris 17e – France

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